Présentation de l'éditeur
Première édition française
Quatrième de couverture
Mussolini et le parti fasciste conquirent le pouvoir le 28
octobre 1922. Depuis lors, les historiens n'ont cessé de disputer de
questions concernant la nature du fascisme et son sens dans l'histoire
contemporaine : fut-il un mouvement autonome ou l'instrument d'autres
forces ? Eut-il une idéologie et une culture ? Fut-il moderne ou
antimoderne, révolutionnaire ou réactionnaire, autoritaire ou
totalitaire ? Fut-il spécifiquement italien ou international ? Faut-il
parler de «fascisme», c'est-à-dire d'un phénomène unique avec de
nombreuses variantes, telles les branches d'un même arbre, ou au
contraire de «fascismes», comme autant d'arbres différents partageant
des caractéristiques communes ?À partir d'une réflexion - articulée
notamment autour de l'idéologie, de l'économie, de la culture de
l'«homme nouveau», du rôle du parti, de l'État et du mythe de Mussolini,
ou bien encore de la religion politique -, Emilio Gentile, spécialiste
mondialement reconnu du fascisme, cette «voie italienne du
totalitarisme», retrace ici les faits et interprétations
indissolublement constitutifs d'un phénomène international tel qu'il a
été historiquement : politique, moderne, nationaliste, révolutionnaire,
totalitaire, raciste et impérialiste, décidé à détruire la civilisation
démocratique et libérale et se posant en alternative radicale aux
principes de liberté et d'égalité réalisés par la révolution des droits
de l'homme et du citoyen.
Biographie de l'auteur
Emilio Gentile, historien du fascisme de réputation
internationale, enseigne l'histoire contemporaine à l'Université La
Sapienza, à Rome.

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