Philippe MARTIN
"A la recherche d'une éducation nouvelle"
éditions du Lore, Chevaigné, 2010, pp.480
Cet essai historique sur la Jeunesse du Troisième Reich
nous a donné le chagrin de la constatation amère que nous sommes nés
vingt ans après sa disparition. Car cette éducation qui n'est plus
nouvelle à nos jours était pourtant très puissante
puisqu'elle reproduisait l'idéal du monde grec ancien, comme nous
allons le voir plus loin.
L'auteur Philippe Martin est mort en 2014 (quatre ans après
son édition) à l'âge de quatre-vingt sept ans et il était, dans les
années 80, très proche de la Nouvelle Droite fondée par Alain DeBenoist.
"Le moyen le plus important que nous avions
aussitôt cherché à exploiter a été la radio" dit Baldur von Schirach
(le ministre des Jeunesses Hitlériennes, note de la rédaction) en 1934
et il ajoute plus loin : "Nous partions de la conviction qu'il fallait
mettre en forme, de façon vivante, le grand passé
historique de notre peuple" (op.cit.page 216).
Et le Ministre des territoires occupés Alfred Rosenberg,
auteur du très important ouvrage "Le mythe du vingtième siècle" en
première édition allemande parue en 1930 ajoute aussi : "cette approche
nouvelle de la connaissance de la nature n'a rien
à voir avec le plat matérialiste qu'il a fallu combattre ces années-ci,
c'est le signe d'un grand reveil humain tel qu'on en a connu lorsque la
science naturelle, après mille cinq cent ans de "temps mort" suivant la
disparition du monde grec antique ,a commencé
à faire le bilan des lois au cour des astres, ou de la circulation du
sang dans le corps humain" (op.cit.p.204).
Une conclusion très pertinente du préfacier Philippe Conrad
(ex-éditeur de la belle revue fondée par Dominique Venner "Nouvelle
Revue d'Histoire"et morte aujourd'hui) : "C'est sur ce terreau
idéologique que la Jeunesse Hitlérienne va ensuite connaître
les développements que l'on sait pour incarner, avec ses huit millions
de membres,l'avenir d'un régime dont nul ne peut imaginer ce qu'il
aurait pu produire s'il n'avait pas donné dans les excès d'un
nationalisme exclusif et d'un antisémitisme aveugle" (op.cit
page 17). A cet égard le terme "Grand Allemagne" (op.cit.p.399) pour
l'empire allemand - autrichien a été remplacé par la "Petite
Allemagne" (ibid) sans l'Autriche. "Les Nationalistes doivent rechercher
les lois impératives à la lumière de leur propre expérience"
a dit Dominique Venner (déjà cité sur cet article) in "Qu'est-ce que le
Nationalisme?", citation de 1963 reproduite dans le même ouvrage
"Que-ce que le Nationalisme?", éditions Ars Magna, Nantes, p.68,2016.
Et l'esprit de cette Grande Allemagne doit renaître aujourd'hui surtout chez les Jeunes Européens.
Ecrit par Andronis Dionysos


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