L’APPEL aux DIEUX
Collin CLEARY
éditions du Lore, France, 2016
Cet ensemble d’essais de
l’américain Collin Cleary rassemble de textes publiés entre 2002
et 2009 dans plusieurs revues en papier de son pays. Le traducteur
anonyme nous les traduit pour la première fois dans un ouvrage édité
en France. Nous avons été très surpris par les mots du dernier qui
raconte: « Collin Cleary connaissait assez mal l’hindouisme à
l’époque où il écrivit cet essai » (op.cit.page 37) mais il est
vrai que pourtant son étude est impressionante.
Dans cet ouvrage co-existent les écrits
anciens de Alain De Benoist et surtout son « Comment peut-on être
paien aujourd’hui? » que j’avais emprunté et lu dans une
bibliotheque municipale. La couverture reproduit un très beau dessin
de Kevin Slaughter qui suggère avec son pseudonyme un égorgement
pour les anciennes valeurs : « Les Dieux et les croyances passent
mais les valeurs demeurent » (citation de Benoist reproduite
op.cit.page 90). « La religion védique des Aryens est etroitement
apparentée à celle des peuples germaniques » (op.cit. page 107).
Si nous faisons abstraction de
la reférence et analyse aux dernières pages de la série populaire
américaine ancienne « Le Prisonnier », nous avons apprecié
pourtant l’analyse du même genre approfondie du film « La Taupe »
de Alexandro Jodorowsky, cinéaste chilien et juif qui suggère très
artistiquement « le but est la quête mystique elle-même
»(op.cit.page 200), « l’ idée est de démythifier » (op.cit.
page 201). Une phrase de Collin Cleary qui pourrait servir de
conclusion se trouverait quelques pages avant la fin : « L’intérêt
de l’exercice est que les étudiants laissent aller complètement
leur intellect et s’ouvrent à une exprérience du monde lui-même,
libérés des entraves de la théorie et du langage » (op.cit.page
202).
Cleary nous rappele que « nous
vivons le Kali-Yuga, c’est à dire l’Âge de Fer, l’âge du
déclin » (op.cit.page 202). Notre préférée Savitri Devi avait
utilisé ce terme dans ses essais. L’éditeur américain de
l’ouvrage original Greg Johnson suggère aux lecteurs au début de
faire comme Cleary et voir le monde « contre le temps »
(op.cit.page 16).
Ecrit par Dionysos Andronis

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